Souvent qualifié comme l’humoriste le plus engagé de sa génération, Fred Dubé occupe une niche unique dans le milieu de l’humour québécois. Le diplômé de l’École nationale de l’humour, cuvée 2005, trouve matière à rire dans la politique, le pouvoir, les médias et tout ce qui interpelle sa fibre citoyenne, pour livrer une vision du monde bien définie et sans compromis. Peu importe la tribune, Fred séduit à tout coup grâce à une aisance scénique déconcertante et à un humour coloré, que ce soit de noir ou de jaune !

Dès sa sortie de l’ÉNH en 2005, Fred Dubé performe dès lors dans d’innombrables soirées d’humour à travers le Québec, en plus d’animer Les drôles de mercredis de l’Abreuvoir de 2009 à 2011 ainsi que Le Cabaret des auteurs du dimanche de 2012 à 2015. Au fil des ans, il foule les planches ici et à travers la francophonie : Festival du rire de Bierge, en Belgique, Festival du Rire de Lourdes, en France, Galas du Grand Rire de Québec, etc. En 2010 dans le cadre du Festival Fringe Montréal, il présente un premier spectacle solo, intitulé Un long poème qui pue des pieds, pour lequel il reçoit deux nominations : « Meilleur texte » et « Meilleure création originale ». En 2013, au Zoofest, Terroriste blanc d’Amérique reçoit le prix « Coup de cœur du jury ». Il récidive à l’été 2014 avec L’ignorance fait plus de victimes que le cancer, qui reçoit un accueil dithyrambique, tout comme Radical pouding, un quatrième spectacle nommé « Coup de cœur des médias » à Zoofest en 2015. À la télé, il a participé à quelques reprises aux émissions En route vers mon premier Gala Juste pour rire, aux Soirées Juste pour rire et au ComediHa Club. Il a également été chroniqueur pour les émissions Un gars le soir, Brassard en direct d’aujourd’hui, GROStitres ainsi que dans l’émission d’affaires publiques À vos cas. Il est l’un des protagonistes dont on suit le parcours créatif dans la seconde édition de la série documentaire Les 5 prochains diffusée sur ICI ARTV. Enfin, il aiguise sa plume incisive dans le journal d’opinion Le mouton noir et il tient une chronique bimensuelle dans le journal Métro Montréal.

Photo : Martin Girard